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Amiante sur les bâtiments d'élevage : ce que les agriculteurs doivent savoir

4 min de lectureAgricole et local
Amiante sur les bâtiments d'élevage : ce que les agriculteurs doivent savoir

Les bâtiments d'élevage de Haute-Vienne comptent parmi les constructions les plus souvent couvertes en fibrociment. Voici ce qu'un exploitant agricole gagne à savoir avant d'engager un projet touchant une de ces toitures, qu'il s'agisse d'une réfection, d'une extension ou d'une mise aux normes de son exploitation.

Un matériau très présent sur le bâti d'élevage

Stabulations, porcheries, poulaillers ou bâtiments de stockage attenants à une exploitation ont largement été couverts en plaques fibrociment ondulées, un choix économique et durable pour de grandes surfaces de toiture. Cette généralisation du matériau explique pourquoi la question de l'amiante concerne une large part du bâti agricole ancien du département.

Une même exploitation peut ainsi compter plusieurs bâtiments couverts à des périodes différentes, certains avant la fin des années 1990 et d'autres construits ou réhabilités plus récemment. Cette diversité au sein d'une même cour de ferme justifie que chaque bâtiment soit considéré individuellement plutôt que comme un ensemble homogène soumis au même diagnostic global. Une stabulation ancienne et un bâtiment de stockage ajouté bien plus tard n'ont pas nécessairement la même composition de toiture, même s'ils se trouvent côte à côte sur la même parcelle et présentent, vus de loin, un aspect extérieur assez semblable. Seul un examen distinct de chaque structure permet d'établir une réponse fiable, bâtiment par bâtiment, plutôt qu'une généralisation hâtive fondée sur l'apparence d'ensemble de la cour de ferme. Un hangar de stockage récent, construit après la fin des années 1990, peut ainsi se trouver juste à côté d'une stabulation bien plus ancienne, sans que les deux bâtiments ne posent la même question au moment d'un projet de rénovation ou d'agrandissement de l'exploitation.

Une activité qui continue de tourner

Un exploitant ne peut pas se permettre d'arrêter son activité pour un simple examen de toiture. Le repérage, réalisé par un diagnostiqueur indépendant, se déroule sans interrompre le travail quotidien sur l'exploitation : il s'agit d'une visite ciblée sur les éléments de construction concernés.

Une activité qui continue de tourner

Cette visite s'organise généralement à un moment convenu avec l'exploitant, en dehors des périodes les plus chargées de l'année agricole, sans nécessiter de déplacer les animaux ni d'interrompre les soins quotidiens qui leur sont apportés dans le bâtiment concerné par le repérage. Le diagnostiqueur indépendant se concentre sur les éléments de construction eux-mêmes, toiture, bardage ou éléments intérieurs suspects, sans perturber l'organisation de l'exploitation ni le passage habituel des engins agricoles autour du bâtiment examiné.

Ce que change la présence d'animaux ou de matériel

Lorsqu'un chantier de retrait s'avère nécessaire, l'organisation tient compte de la présence d'animaux ou de matériel agricole à proximité immédiate du bâtiment traité. La zone de confinement et les protections mises en place s'adaptent à ce contexte particulier, différent d'un chantier en milieu résidentiel ou urbain.

Le calendrier du chantier se construit alors en concertation avec l'exploitant, pour tenir compte des impératifs de l'activité, du déplacement éventuel d'animaux vers un autre bâtiment et de l'accès nécessaire au matériel de conditionnement des déchets sur l'ensemble de la parcelle concernée. Cette concertation permet aussi de choisir une période qui limite la gêne pour le bétail, en évitant par exemple les pics d'activité liés au cycle de production propre à chaque type d'élevage présent sur l'exploitation.

Un traitement bâtiment par bâtiment

Une exploitation compte souvent plusieurs bâtiments construits à des périodes différentes. Rien n'impose de traiter l'ensemble d'un coup : chaque bâtiment peut faire l'objet d'un repérage puis, le cas échéant, d'un plan de retrait propre, ce qui permet d'échelonner les interventions.

Cet échelonnement laisse à l'exploitant la possibilité de prioriser le bâtiment le plus urgent, par exemple celui destiné à une extension ou à une mise aux normes, sans engager immédiatement un chantier sur l'ensemble des bâtiments présents sur l'exploitation. Un plan de retrait distinct est alors établi pour chaque bâtiment traité, ce qui permet d'échelonner aussi bien le calendrier des travaux que l'organisation logistique liée à chaque chantier successif sur l'exploitation.

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Ce qu’on nous demande

Questions fréquentes

Tous les bâtiments d'élevage anciens sont-ils concernés par l'amiante ?

Pas systématiquement, mais les bâtiments couverts en fibrociment avant la fin des années 1990 le sont plus fréquemment. La situation d'un bâtiment donné n'est établie que par le repérage d'un diagnostiqueur indépendant.

L'activité d'élevage doit-elle s'arrêter pendant un repérage ?

Non, un repérage n'immobilise pas l'exploitation : il consiste en une visite et des prélèvements ciblés. C'est seulement au moment du chantier de retrait qu'une organisation particulière est mise en place autour de la zone concernée.

Peut-on traiter un seul bâtiment d'élevage sans toucher aux autres ?

Oui, chaque bâtiment peut faire l'objet d'un repérage et d'un traitement distinct. Rien n'oblige à intervenir sur l'ensemble d'une exploitation si un seul bâtiment est concerné par le projet.

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